Ces jours derniers, La Nouvelle Ligne a eu l’occasion d’assister à un séminaire dans le domaine de la finance, dont la langue française, soumise à un feu nourri d’anglicismes, n’est pas rechapée indemne. Dans l’armurerie des anglicismes, Il existe cependant des munitions de différents calibres dont La Nouvelle Ligne, de retour de la ligne du front, fournit ici un inventaire. La finance, gisement de mots anglais Dominée par les Etats-Unis, la culture du monde de la finance est dans les faits anglo-saxonne ; aussi, fait-elle volontiers appel à des expressions qui peinent à trouver un juste équivalent en français, des mots comme fixing, private equity ou encore broker, autrefois appelé courtier en vieux français. Les marques de paresse On glisse cependant assez rapidement vers ce qu’il faut bien appeler de la paresse dès lors que l’on mentionne par exemple le compounding (plutôt que la composition) des taux d’intérêt ou encore ce…
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Majordome du Monde
Oliver Bullough, le Royaume-Uni, on- and offshore A l’heure où le monde entier frappe de sanctions les oligarques russes, voilà un livre dont la parution tombe à point. Butler to the world, c’est le titre donné par Oliver Bullough, un journaliste contributeur du Guardian et de la BBC, à son livre où il décrit la manière dont le Royaume-Uni est devenu la destination préférée de capitaux étrangers, parfois d’origine douteuse. Bullough défend la thèse selon laquelle il ne s’agit pas d’un événement fortuit mais le fruit d’une longue histoire qui a mené le Royaume-Uni à mettre sur pied un éventail de prestataires de services, non seulement banquiers, comptables, trustees mais aussi jardiniers, chauffeurs, gardes du corps et nounous. Sous la plume de Bullough, ce sont là les services que fournit un majordome à ceux qui peuvent le rémunérer bien entendu, mais pas aux autres. Car le butler voit tout et ne dit…

