Le Pape François en Belgique Il y a quelques années déjà, alors que La Nouvelle Ligne rendait visite à ses parents, elle demanda au curé du village la raison pour laquelle il n’avait pas entamé la messe par un signe de croix. Cette vignette permet d’illustrer l’état de l’Église en Belgique, à laquelle le Pape François rend visite aujourd’hui. Si la Belgique participe du mouvement de déchristianisation qui marque l’ensemble du continent européen, elle se distingue par un zèle envers des changements de société profonds : avortement d’abord et euthanasie et mariage de personnes de même sexe ensuite. L’Église de Belgique fait alors le choix d’accompagner ces mouvements de société plutôt que de s’y opposer ou même d’affirmer une identité propre, distincte de celle du monde. On se souviendra qu’en 1990, le cardinal Danneels avait conseillé au Roi Baudouin de signer la loi qui dépénalisait l’avortement au motif que le Roi…
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Le naufrage du Pape François Peu avant Noël le Vatican publiait avec l’aval du Pape François Fiducia Supplicans, une déclaration du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF) qui stipule de manière très précise les conditions dans lesquelles un prêtre peut bénir des couples (mais pas des unions, comprenne qui pourra) en situation irrégulière, y compris des couples de même sexe. Cette déclaration a suscité des réactions très contrastées dans le monde catholique, dont une levée de boucliers d’un grand nombre d’évêques africains. On laissera à d’autres le soin d’analyser ce texte et les précisions que le DDF lui a apporté dans un communiqué de presse datée du 4 janvier dernier. La Nouvelle Ligne se propose d’esquisser une explication personnelle possible des circonstances et décisions qui ont amené le pape là où il est aujourd’hui. Les lecteurs de La Nouvelle Ligne se souviendront que peu après son élection, à…
Paul VI Au Commencement était l’Esprit En 2015 déjà, Jean-Baptise Nadler, prêtre de la Communauté de l’Emmanuel, avait publié Les Racines juives de la Messe, un livre important mais pas toujours facile d’accès pour un public généraliste. L’esprit de la messe selon Paul VI en constitue en quelque sorte la suite au vu des recherches patristiques qui ont présidé à la l’adoption par le Concile Vatican II de la constitution apostolique Sacrosanctum Concilium, qui vise à la restauration de la liturgie. Le point de départ de la réflexion de l’abbé Nadler est son observation de l’attrait du Vetus Ordo (l’« ancienne messe ») auprès d’une partie des fidèles, y compris au sein de la jeunesse, qui le perçoivent comme extraordinaire au sens de magnifique ; inversement, ce public perçoit le Novus Ordo comme ordinaire, au sens du banal. Il s’agit d’une fausse perception, estime l’abbé Nadler, mais qui est néanmoins bien réelle. L’auteur…
Pape François Spécialiste depuis quarante ans des questions religieuses au Figaro, Jean-Marie Guénois est trop modeste pour se définir lui-même comme vaticaniste. Dans son avant-propos, l’auteur estime qu’il est considéré hostile au pape François, un aveu que La Nouvelle Ligne ne partage pas, car si Guénois exerce son métier avec rigueur, son écriture est marquée du sceau de la bienveillance. Réforme de la Curie L’auteur rappelle d’amblée qu’en mars 2013, les cardinaux élisent Bergoglio en vue de réformer la Curie, le dossier sur lequel Benoît XVI s’était heurté ; il faudra près de dix ans au pape François pour traiter ce sujet avec la constitution Praedicate Evangelium promulguée en mars 2022. En 2013 les cardinaux ont alors conscience d’élire un homme sobre, qui jouit de l’expérience managériale que confère la gouvernance d’un grand diocèse. Ils n’ont sans doute pas tout-à-fait conscience que leur choix se porte sur un homme qui se révèlera…
Le Pape François face à Gaza Le monde entier a assisté avec effroi à l’attaque terroriste menée par Hamas à l’encontre d’Israël et de ses habitants le 7 octobre dernier. Le lendemain, à l’issue de la prière de l’Angelus, le Pape François a prononcé les paroles suivantes « Que les attaques et les armes s’arrêtent, s’il vous plaît, et que l’on comprenne que le terrorisme et la guerre ne mènent à aucune solution, mais seulement à la mort et à la souffrance de tant d’innocents. La guerre est une défaite: chaque guerre est une défaite! Prions pour qu’il y ait la paix en Israël et en Palestine! ». Il n’aura pas fallu longtemps à l’ambassadeur israélien auprès du Saint-Siège de publier un communiqué dans lequel il déclarait « qu’on n’avait pas besoin d’ambiguïtés de langage ni de la suggestions de parallélismes », sous-entendu d’un parallélisme entre les agresseurs et les victimes ou entre le terrorisme…
En septembre 2021, le Pape François s’était rendu à Budapest pour quelques heures seulement à l’occasion du Congrès eucharistique, qu’il avait quitté pour poursuivre un voyage de quatre jours dans la Slovaquie voisine ; à l’époque ce très bref séjour avait été interprété comme une rebuffade à l’égard du Premier Ministre Viktor Orbán en raison de divergences de sensibilité supposées.
L’évangile de ce dimanche nous livre le célèbre récit de Saint Thomas, dit doubting Thomas en anglais, et dont le tableau du Caravage donne une représentation tout à la fois crue, vigoureuse et incarnée. Mais que s’est-il donc passé depuis dimanche dernier ? Une enquête de La Ligne Claire, envoyé spécial en Judée.
Il y a un peu plus de soixante ans, le 11 octobre 1962 s’ouvrait le concile Vatican II qui allait marquer l’Église catholique de manière profonde jusqu’à nos jours. A l’occasion de cet anniversaire, George Weigel, un intellectuel catholique américain de premier plan connu pour sa magistrale biographie de Jean-Paul II, a publié ce petit livre, To Sanctify the World, à destination d’un public généraliste mais averti.








