Deux événements ces derniers temps incitent La Nouvelle Ligne à reprendre ses réflexions en matière dynastique, qu’elle définit volontiers comme l’application de la succession généalogique, phénomène social observable, à la sphère politique. Le premier concerne la nomination de Mojtaba Khamenei à la charge de Guide Suprême de la République Islamique tandis que le second concerne le débat dans l’opinion publique britannique quant à l’opportinité ou non de retirer à l’ex-prince Andrew ses droits de succéder à la Couronne. Election dynastique en Iran De nombreux commentateurs ont souligné l’ironie que consistait à nommer Mojtaba Khamenei à la tête des institutions nées du renversement en 1979 de la dynastie Pahlavi incarnée par le dernier Shah. Cependant, alors que Mohammad Pahlavi avait succédé à son père, Reza, du simple fait qu’il en était le fils, Mojtaba est élu à la fonction jusque-là occupée par son père à lui, Ali. De ce point de…
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Prince Andrew Communiqué du Prince Andrew Le 17 octobre dernier, le Prince Andrew, frère du roi d’Angleterre, publiait un communiqué dans lequel il déclarait, après avoir consulté le Roi Charles III, renoncer à l’usage de son titre de Duc d’York, du prédicat d’Altesse Royale et des autres honneurs qui lui avaient été conférés, parmi lesquels la prestigieuse dignité de chevalier de l’Ordre de la Jarretière. La cause immédiate de ce communiqué est la divulgation quelques jours auparavant de courriels envoyé par le Prince à feu Jeffrey Epstein, après que celui-ci ait été condamné pour faits de pédophilie. Non seulement s’agit-il là d’une grave erreur de jugement, mais l’existence de ces courriels semblent démentir les affirmations du prince lors d’une entrevue accordée à la BBC en 2019. Une partie de la presse britannique n’a pas hésité à qualifier le prince de menteur. A cela s’ajoutent les contacts entretenus par le Prince…
Au sein des familles royales Si l’année 2020 aura été une année d’exception pour tous, elle s’est aussi révélée riche en événements pour les familles royales. Juan Carlos Celui qui aura assurément passé la plus mauvaise année est le roi émérite Juan Carlos, contraint à l’exil, réputé volontaire mais en réalité imposé par l’opinion publique en Espagne. La Nouvelle Ligne l’a déjà écrit et le répète à l’envi : quelle que soit sa forme constitutionnelle, l’institution monarchique repose en définitive sur un contrat entre une famille royale et un peuple ; en cas de rupture, c’est toujours le peuple qui l‘importe, une règle qui ne souffre aucune exception. En l’occurrence, le peuple est prêt à fermer les yeux sur les nombreuses maîtresses du roi, mais pas sur la chasse aux éléphants au Botswana et moins encore sur les pots-de-vin et la fraude fiscale. Que Juan Carlos se soit réfugié aux États Arabes…
Familles royales – les cadets, éternels seconds Le décès de Jeffrey Epstein ces jours derniers a fait resurgir les liens qu’il entretenait avec le prince Andrew, fils cadet de la reine d’Angleterre, et, plus largement du rôle qu’il lui est dévolu. A sa naissance, et tout au long de sa jeunesse, le prince était second dans l’ordre de succession au trône, juste derrière son frère aîné Charles. Mais la naissance du prince William en 1982, un an après le mariage du Prince Charles et de Diana Spencer, le fait reculer d’un cran ; aujourd’hui le prince Andrew se retrouve à la huitième place. Si la logique du système monarchique justifie l’existence de plusieurs enfants royaux, the heir and the spare selon le dicton anglais, elle pose aussi la question de l’affectation des membres des familles royales qui voient leur rang reculer. Andrew n’a après tout que vingt-deux à la naissance de William…

